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Affronter ses peurs

17 septembre 2017

Des peurs, j’en avais des dizaines (pour ne pas dire des centaines !).
Elles me tétanisaient, me pétrifiaient et m’empêchaient d’agir au point que j’étais souvent obligée de renoncer à ce que j’avais prévu de réaliser parce que j’étais bien trop effrayée à l’idée de rencontrer ma peur si je m’exposais à une situation qui risquait de m’y confronter… si tu savais le nombre d’opportunités à côté desquelles je suis passée : combien d’invitations refusées, de moments gâchés…

Ah ! Il était grand temps que je me reprenne en main !

Ne t’en fais pas, ne regrette pas le temps passé où tu n’as pas pu profiter des opportunités qui se sont présentées parce que étais sclérosée par tes peurs.
Ce n’est pas du temps perdu.
Tu as aujourd’hui la possibilité de changer, n’oublie jamais que de la même manière que tu as un jour décidé de te protéger en te fabriquant cette carapace, tu as toute la liberté désormais de t’en débarrasser car tu possèdes d’autres moyens pour te préserver que celui de t’enfermer dans ton trouble. Complètement paralysée, commet toi, je n’osais plus bouger parce que tout ce vers quoi je voulais me diriger représentait une source de danger et je ne me sentais pas suffisamment solide pour y faire face sans risquer de m’effondrer.
La liste de mes peurs était tellement longue que j’en étais venue à tout simplement développer une phobie… de vivre. Puisque ma vie toute entière était bordée par ces angoisses débordantes qui conditionnaient chacune de mes actions.
J’étais devenue une Brindille momifiée : oui oui, un peu comme un pharaon dans son sarcophage !
Même respirer ou cligner des yeux angoissait ! Alors j’imagine ce que ça représentait que de parler avec le boulanger ! J’étais devenue l’esclave de mes phobies et le peu de choses que j’arrivais encore à faire n’était que ce que mes peurs me permettaient de réaliser parce que je ne me sentais pas trop en danger et pas trop en dehors de ma zone de confort dont le périmètre de sécurité était extrêmement limité.
Autant te dire que je ne faisais plus grand chose de mes journées et pour l’hyperactive que je suis qui adore réaliser cinquante-douze mille projets en même temps, ce n’était pas facile d’accepter de rester cloîtrée dans ma chambre parce que la seule pensée de mettre un pied en dehors de chez moi me faisait peur !
Ce qui est troublant est de réaliser aujourd’hui, et maintenant que j’ai pu m’affranchir d’un sacré nombre de peurs, combien j’étais enfermée dans mes phobies et à quel point ma vie était vide de sens… pas étonnant que j’ai perdu l’envie de manger puisque c’était surtout le goût de vivre qui avait disparu.

Bon, c’est pas le tout de réaliser que l’on souffre (même si c’est déjà un premier pas qu’il faut se féliciter d’avoir effectué parce que sortir du déni n’est pas évident lorsque l’on considère que nos peurs nous protègent plus qu’elles ne nous détruisent) il faut surtout trouver des solutions pour s’en libérer !
Bin oui, c’est tout l’objectif : quelle absurdité quand même que d’avoir peur de vivre alors que tous les êtres humains le font avec tellement de spontanéité et de faciliter !
Bon sang, ça ne doit pas être si compliqué, saperlipopette !

Alors, comment ai-je fait pour progressivement faire diminuer leur intensité jusqu’à définitivement m’en débarrasser (le tout dans l’optique de vivre en toute liberté et non limitée et freinée en permanence par mes peurs infondées) ?

J’ai tout d’abord commencé par en faire la liste.
Si tu me connais ma petite Brindille, tu sais sans doute que je suis une adore des listes en tout genre : liste d’objectifs, liste d’envies, liste de courses, liste de rêves… et liste de peurs ! Alors là, pour cette première étape, surtout je te recommande de ne pas te censurer : n’aies pas honte d’admettre et de reconnaître les peurs qui t’empêchent de vivre.
Ne te juge pas, ne te blâme pas.
Personne n’est censé lire cette liste (sauf si tu veux la partager avec moi pour qu’on réfléchisse ensemble à des solutions pour les faire disparaître !) donc ne te sens surtout pas honteuse de comprendre que certains de tes comportements sont en réalité bien plus orientés en fonction de tes peurs que de tes véritables envies. Et dis toi que tous les êtres humains ont des peurs.

Certes, elles ne les empêchent pas toutes de vivre comme toi mais tout le monde en possède et même si elles paraissent absurdes, l’essentiel n’est pas de se juger en se disant que l’on est ridicule mais bien de voir comment on peut améliorer notre situation pour ne plus s’en sentir prisonnier (non mais franchement : comme si nos peurs allaient nous manger !)

Prends une feuille blanche et écris-y à la queue leu-leu toutes tes peurs : fais défiler dans ta tête une journée de ton réveil jusqu’au coucher et réfléchis à toutes les situations que tu évites ou que tu vis en ayant peur.

Tiens regarde, je peux te montrer ma liste à moi peut être que ça te donnera des idées pour trouver les tiennes.
Parce que parfois, on est tellement aliénée par nos angoisses et elles nous contrôlent tellement qu’on ne réalise même plus qu’elles nous dominent. Sans compter que généralement cela fait si longtemps que notre comportement est contrôlé par nos peurs que l’on ne réalise même plus qu’il n’est pas normal d’agir comme on le fait. On ne se rend compte que l’on est en prison que si l’on a conscience qu’il existe un autre monde derrière les murs dans lesquels on est enfermé.
Si tu connais le mythe de la caverne de Platon, c’est un peu le même principe : tant que l’on ne sort pas de notre caverne on ne peut pas savoir qu’il existe une contrée où le soleil peut briller !

Recopie ensuite ces peurs sur des post-it : une peur = un post-it.
Pour ma part (et comme tu as pu le voir sur quelques unes de mes vidéos) j’ai affiché ma mosaïque de post-it sur les placards de ma cuisine : bin oui, maintenant que j’ai ciblé mes peurs, il faut que je passe à la confrontation, hors de question de les cacher dans un cahier que je n’ouvrirai jamais.
Il faut du courage pour les reconnaître, mais il en faut encore plus pour les mettre face à soi et admettre qu’elles sont à l’origine même de toute notre souffrance. Ce n’est pas agréable et pas facile mais c’est un peu comme quand on s’égratigne les genoux et qu’il faut mettre du pschit-pschit antiseptique : d’abord ça brûle, ça pique, mais on sait bien que les bénéfices viendront dès que les premiers effets, pas franchement agréables, se seront dissipés.
Si j’ai affiché mes post-it dans ma cuisine c’était pour être sûre de les voir un peu tout le temps. Je te conseille de les afficher quelque part où tu passes régulièrement de manière à pouvoir t’arrêter plusieurs fois par jour devant pour les lire.

On en vient désormais à l’étape suivante, peut être la plus effrayante, mais surtout celle qui va te permettre de t’en libérer : maintenant que tu as identifié et noté tes peurs tu vas pouvoir t’y confronter pour les faire diminuer !

Tes peurs seront sans doute comme moi beaucoup liées à ton comportement ou à des préoccupations existentielles, ce pour quoi la seule manière de réaliser qu’elles n’ont pas lieu d’exister est tout simplement de t’exposer à des situations qui te prouveront que tu avais tort d’avoir peur et que tes angoisses étaient infondées.
Bien souvent nos peurs ont été élaborées par notre mental traumatisé qui a tiré des conclusions de certaines situations sans forcément vérifier s’il avait raison ou non.
Donc pour démontrer à ton mental qu’il s’est trompé il suffit de lui apporter des preuves concrètes qui remettent question sa pensée.
Ton mental pense te protéger d’un danger en te faisant éviter certaines situations mais en réalisant que tu n’encourrais pas le moindre risque, tu n’auras plus peur de rencontrer ces situations derrière lesquelles il ne se cachait pas le moindre monstre pour te dévorer !

Le vrai secret pour réaliser qu’une peur n’a pas lieu d’exister ? Relativiser !

Oh je sais combien il est difficile de se dire que « ça n’a pas d’importance » alors que quand on est en souffrance on a tendance à tout extrapoler mais il n’y a jamais vraiment d’énormes enjeux qui méritent véritablement de s’inquiéter.
Ce qui m’a le plus aidée et qui m’apaise encore énormément quand je suis en « zone rouge – panique à bord », c’est de me demander : est-ce que l’année prochaine si je fais … mon action aura la moindre incidence ?
Autant te dire qu’à chaque fois là réponse est… NON !
Par exemple quand je me torturais l’esprit avec des phobies alimentaires et que je me demandais si j’allais manger ou non tel aliment, je me demandais toujours « est-ce que l’année prochaine je me souviendrai que j’ai mangé « ça » ?  » et donc est-ce que j’en serai encore traumatisée, est-ce que je culpabiliserai encore.

Ce petit exercice, quelle que soit la situation m’a énormément aidée à relativiser et à comprendre que toutes les peurs qui m’empêchaient d’exister étaient vraiment infondées et que ce n’était que l’appréhension que j’en avais qui en faisait accroître l’intensité.
J’utilisais même cette méthode quand j’avais des contrôles au lycée et que je me mettais une pression phénoménale parce que je craignais de ne pas avoir 21/20 !

Je sais bien ma Jolie Brindille qu’il ne va pas être facile pour toi de sortir de ta zone de confort et que cela va te demander beaucoup d’efforts pour réussir à affronter ces peurs que tu évites depuis tant d’années mais je te promets que ca en vaut le coup.
Et même si tu as l’impression que cela te coûte beaucoup, tu verras qu’une fois que tu auras fait le premier pas, tu tireras d’innombrables bénéfices de cette situation qui t’effrayais.

Comme toi j’étais pétrifiée et je ne pouvais pas imaginer que l’affrontement de mes peurs pourrait m’apporter autant de bonheur. Commence doucement. Mais commence sûrement.
Prends la peur qui te fait le moins peur et augmente l’intensité progressivement.
Tu seras fière de parvenir à les surpasser, bien plus que de rester enfermée.

N’oublie pas que tu peux reprendre le contrôle de ta vie et que ce n’est pas en restant enfermée derrière les murs de ta zone de prétendue sécurité que tu pourras retrouver ta liberté.

La vie t’attend : enlève la première brique de cette prison en brisant une à une tes peurs qui te causent tant de tourments.

Tu peux le faire !

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