Inspiration

Never Give Up

27 août 2017

Besoin du soleil. Envie de l’air frais sur mon visage, de la douceur environnante pour apaiser mes tourments de la veille.

Solution imparable contre les sombres pensées : s’inonder de lumière, se noyer dans la nature, s’imprégner de vert.

J’ai enfourché mon vélo, pour pédaler, sans savoir où j’allais. Un peu comme cette étrange vie dans laquelle je vagabonde sans avoir la moindre idée de la destination à laquelle me mènera cette errance permanente, ces pérégrinations éreintantes.

Mode automatique activé, lâcher prise spontané : parfois il faut savoir s’oublier, s’extraire de son être intoxiqué pour s’y reconnecter sans risquer d’être infestée de virus qui endommagent le système dans son intégralité.

J’ai roulé, peut-être six, huit ou trente-douze kilomètres qui sait ?

Et puis mon cheminement qui m’a menée sur des routes tortueuses à l’existence encore insoupçonnée m’a également amenée à croiser une jeune femme.

Une Jolie silhouette longue et élancée, de belles cuisses fuselées que son petit short rose fuchsia découvrait, lumineuse et dynamique avec sa queue de cheval qui se balançait de gauche à droite mécaniquement comme un métronome automatique. Tic tac. Tic tac.

Je suis passée devant elle rapidement, j’avais ma playlist « Party Tonight » = une selection pointue qui mêle du David Guetta, Grease, Jackson Five, Sting, Lady Gaga, Avril Lavigne et Rihanna, dans les oreilles (ouais, c’est le remède de grand-mère contre le bad mood).
Juste le temps d’entre apercevoir… sa… canne blanche.

Elle était aveugle. Genre blinded. Totally blinded. Noir total. Rien. Néant profond, intense, infini, pour la vie.

« Putain quel gâchis » je me suis dit, révoltée à tel point que j’ai pédalé si vite et si fort que je m’en suis fait mal aux cuisses ! Moi qui espérais me réconcilier avec la vie après m’être frittée comme il faut avec elle hier, c’était décidément mal barré.

Et puis j’ai réfléchi, ouais, c’est apparemment le seul truc que je fais d’à peu près bien. J’ai poussé cette révolte un peu plus loin que juste « Fait chier, cette vie est décidément pourrie, moisie jusqu’à l’os ». J’ai réalisé que ce « Putain quel gâchis » que je me suis spontanément dit en la voyant doit être précisément le même « Putain quel gâchis » que vous vous dites en me lisant, en me voyant, torturée dans mes pensées, cabossée dans mon corps.

Et je dois bien avouer que moi aussi, je me suis dit, « c’est vrai quoi… c’est vraiment du gâchis de rester enkystée dans ce passé qui définitivement ne veut pas passer tout ça parce que je reste traumatisée et apeurée par des blessures qui m’ont été causées et qui m’ont fait adopter des systèmes d’actions et de pensées pour me protéger. »

Sauf qu’il n’y a plus d’ennemi.
Sauf qu’il n’y a plus de bourreau.
Et que quand bien même il y aurait des méchants qui me voudraient du mal, aujourd’hui je suis grande, forte et en mesure de me défendre.

Bref.

On en revient toujours à la même chose : Choisissez tout avant que la vie ne choisisse pour vous et ne vous laisse pas d’autre choix que de respecter le choix qu’elle vous aura imposé sans que vous ne puissiez reprendre votre pouvoir de choisir.

I take by the lead.

Mode warrior activé.

Allez, je rentre à la maison (enfin si je retrouve mon chemin, même Google Maps ne me géolocalise pas sur le plan), je vais me faire à manger.

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