Inspiration

Voilà c’est dit. J’aime pas la vie.

26 août 2017

Voilà c’est dit.
J’aime pas la vie.
(Ne lisez pas ce post est aussi inutile que je suis inintéressante)

Ce matin j’ai reçu une lettre pleine de douceur et de tendresse. Pleine d’amitié et d’admiration. Écrire par une petite Brindille, lectrice de mon Petit Poids, qui comme moi est torturée par la même vipère insidieuse et perfide qui me torture de l’intérieur.
Étrange mélange de sensations confuses.
Est-ce de moi que parle cette jeune fille qui m’admire pour mon courage, me félicite pour mes accomplissements, fait un éloge de ma plume et de ces mots que j’ai écrit que je « manie à la perfection » ?
Indubitablement, elle a dû se tromper de destinataire.
Pourtant elle parle de « La Faim du Petit Poids », pourtant elle évoque des éléments qui ne peuvent faire référence qu’à mon identité, qui ne s’apparentent qu’à moi.
Mais rien n’y fait.
Je ne me reconnais pas.
Je refuse d’accepter que ces mots si doux puissent qualifiés une personne aussi détestable, répugnante et stupide que je me considère l’être.

Et c’est précisément ce contraste éblouissant qui a frappé cette adorable Brindille qui, après m’avoir lue, s’est immergée dans l’univers que je partage ici et là, sur mon blog, mon instagram et ma chaîne YouTube.
Et s’est aperçue du coriace tourment dans lequel j’étais encore profondément plongée, inlassablement enfermée.
« Je m’attendais à découvrir une femme sûre d’elle, de son talent et de son charme qui sait qui elle est, où elle va et qui y va sans encombre »

Parce que oui, c’est vrai. Cela fait huit ans. Huit années que je souffre sans pouvoir me débarrasser de ces maux du passé qui résolument ne parviennent pas à passer. Tout ce temps que je me torture de l’intérieur sans pouvoir faire cicatriser ces blessures qui m’éventrent et persistent à m’écorcher quotidiennement. Et il suffit de voir mon corps répugnant et décharné pour en déduire que cette souffrance n’est résolument pas terminée.

Pourtant j’essaie de me reconstruire.
Pourtant je m’efforce d’être joyeuse, optimiste et positive. Je m’applique toujours à afficher mon plus beau sourire.
Je croyais vraiment qu’en partageant quotidiennement des nouvelles qui réjouiraient ma communauté et susciteraient leur admiration et leurs encouragements à continuer mon combat, je finirais moi aussi par me dire qu’après tout, c’est vrai, je peux oublier ce passé et me réjouir de ce que j’ai accompli pour continuer à me surpasser jusqu’à ce que s’ancre définitivement en moi une confiance inébranlable sur laquelle me reposer en toute sérénité.

Mais rien n’y fait. Ni le temps qui s’écoule, ni les accomplissements et les succès qui s’accumulent. Rien ne me satisfait et parvient à combler ce trou béant dans mon cœur qui saigne, goutte à goutte, et m’égratigne, jour après jour.
Je me déteste. Je ne supporte pas mon reflet. J’importune les gens que je sollicite qui de toute façon ne me répondent pas ou me rejettent en me disant qu’ils n’ont pas le temps, bien mieux et plus important à faire qu’aider la pauvre chose insignifiante et inintéressante que je suis.
Je n’ai toujours pas confiance en moi. Je persiste à douter de ma capacité à accomplir les rêves qui, dans mon esprit, se sont façonnés. Je continue de penser que je ne vais cesser d’échouer et que je suis inlassablement vouée à être malheureuse et tourmentée. Condamnation préméditée. La tragédie qui n’en finit plus de s’éterniser.

Voilà. C’est ça la vérité. C’est ça ce qu’il y a en vrai dans mes pensées. Mes pensées intoxiquées qui se répètent à tue-tête dans mon esprit épuisé par tant de véhémence incompréhensible et injustifiée.

Et là encore. Je me demande pourquoi j’écris cela. À quoi bon ? Puisque personne ne le lira. Puisque personne ne s’intéressera à quelque chose qui a été émis par moi. Signe encore que mon être tout entier pourrait disparaître sans que personne n’en soit affecté.

Je n’ai pas envie de m’efforcer de m’autopersuader que je me trompe, que j’ai tort de penser ainsi, qu’il faut que je crois en moi, que je suis forte, que j’ai déjà surmonté bien pire, que bla-bla-blâme…
Parce que la vraie vérité c’est que je n’y crois pas. Je n’y crois pas tout comme je ne crois pas en moi. Tout comme je ne crois pas qu’un jour je finirai par être apaisée parce que j’aurai accepté que je mérite de vivre cette putain de chienne de vie qui m’a été refilée. Cadeau empoisonné. Tu parles d’une chance, quel fardeau calamiteux.

Voilà c’est dit.
J’aime pas la vie.

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